Patrick Bruel - On en parle (Session Live)

Paroles et musique : Patrick Bruel Extrait du nouvel album de Patrick Bruel « Encore une fois », disponible ici : Abonnez-vous à la chaîne Youtube de PATRICK BRUEL : Rejoignez-le sur : Facebook : Instagram : Twitter : Une production : @Live Me If You Can Réalisateur : JONATHAN BABINARD Producteur : LIONEL MARTIN Directrice de production : CHARLOTTE HAROUG Assistante de production : JUSTINE MORIN Assistant réalisateur : PATRICK NIANGOUNA Chef opérateur : FLORIAN GRENIER Cadreurs : ANTOINE TEULON - ILAN SAMUEL - VIKTOR PORTIMOJÄRVI Droniste : AURÉLIEN JOURNEZ Ingénieur son : THOMAS JEAN Assistant son : TIMOTHÉE CANAZZA Post-production : ILAN SAMUEL Maquilleuse : CLÉMENTINE JARRAUD Coiffeuse : SARAH GUETTA Remerciements à la Fabrique des Cultures - Usine Babcock à La Courneuve. Remerciements au collectif de créateurs et de graffeurs de la Babcockerie. Dans l’ordre d’apparition : Sto - Post - Namasté - Fles - Vorty - Ju - Nosbe - Lask - Rea - Horror - Zoner et Sto - Swiz - Serge - Swen - Berthet (personnage cartoon) Paroles : Tu traverses la rue yʼa plus personne pour t’attendre Tu traverses le monde plus personne pour te comprendre Tu cherches l’amour aux dernières adresses quʼil te reste Et tu t’perds dans les miroirs d’un monde qui se déteste Qu’est-ce quʼil nous restera quand on fermera la dernière page Du dernier roman du dernier jour du dernier orage Qui nous parlera quand on n’saura presque plus rien Qui pourra vraiment nous dire ce que veut dire demain On en parle… On en parle… On en parle, dis-moi… On en parle... ? Oui jʼai encore peur et je pose les questions dʼhier Celles quʼon a noyées celles qui sont restées en lʼair On a perdu la guerre des idées, du partage On a quitté la route, sali le paysage On a tué les jeux des enfants pas trop sages Et laissé s’installer les nouveaux dieux du carnage On bouscule, on bascule, on salit toutes les promesses Les mensonges, les fake news, les trahisons oppressent On en parle... On en parle... On en parle, dis-moi... De cette fumée blanche de cette terre qui brûle De ces enfants qui tombent asphyxiés dans leurs bulles De ces ombres qui sombrent au fond des océans De cette régression amère qui insulte le temps On en parle… Dis-moi tʼes sérieux ou tu fais semblant dʼpas entendre Dis-moi cʼest tes yeux ou tu fais semblant dʼpas comprendre Ce tonnerre qui gronde et qui va tout prendre avec lui Qui va tout emporter sous cette putain de pluie On en parle… On en parle… On en parle, dis-moi… Et puis quand nos enfants nous poseront des questions Qu’on pourra plus s’noyer dans des réponses à la con Qu’on pourra plus parler de lueurs au bout du chemin Qu’on savait pas qu’on savait mal qu’on savait rien Qu’on sait surtout même plus ce que veut dire demain On en parle… On en parle… Il ne te reste rien lorsque les jeux sont faits Et ta porte se bloque au milieu des regrets Tu cherches la sortie tu transpires tu t’essouffles Et tes larmes de sueur se perdent dans un gouffre Sais-tu que dans ce gouffre il y a notre reflet Et l’enfant qu’on était, sous les larmes, effacé La peur s’est engagée dans nos vies dans nos rues On se perd on se cogne au labyrinthe qui tue T’as beau vouloir sortir le labyrinthe exulte Regarde par la fenêtre c’est toi qu’on exécute On en parle… On en parle, dis-moi… De c’monde qui se délite de ce cynisme ambiant Les cris sont devenus un silence glaçant On décide en un tweet des bons et des méchants Les rires font un vacarme qui me glace le sang Parce qu’on rit en dépit, aux larmes et aux dépens On provoque, on écrase, on s’agite, on s’acquitte Mais les seules grandes guerres sont celles… qu’on évite.
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